Nous avons le regret de vous annoncer le décès de Michel Brugière survenu jeudi 21 mai 2026.
Michel a beaucoup compté pour MdM et cela était sans nul doute réciproque.
Médecin de campagne dans le Cantal, il décide très vite de s’engager auprès de MdM, engagement qui a duré plus de 25 ans!
Son engagement a pris plusieurs formes depuis 1989: coordinateur au Mali, premier Directeur des opérations (France et International), Directeur Général pendant 17 ans. A partir de 2010, il est resté très impliqué dans la vie associative en tant que responsable de mission et très actif au sein du groupe Afrique.
Michel a été déterminant dans le développement de MdM, et ce en restant toujours très attentif et bienveillant vis à vis des équipes.
Toutes nos pensées vont à sa famille, à ses proches mais aussi à vous toutes et tous qui l’avez bien connu et qui perdez un ami. N’hésitez pas à nous communiquer vos pensées, elles seront transmises à sa famille et à ses proches.
Les funérailles sont réservées à la famille. Un temps d’hommage est organisé le mardi 9 juin à partir de 18h sur la Péniche Babour, dans le parc de la Villette (59 Boulevard Macdonald
75019 ) où vous pourrez apporter vos témoignages, vos souvenirs, vos photos et vidéos.
Helena Ranchal, Directrice Générale de Médecins du Monde France
Jean-François Corty, Président de Médecins du Monde France
Si vous souhaitez partager
vos hommages, souvenirs et témoignages
sous forme de textes, de dessins, d’images, de vidéos, commentez cette publication ou
envoyez les ici : laboussole@medecinsdumonde.net

Tu as fait grandir tellement de monde….Humanité, bienveillance et confiance.. il y a tellement à raconter..Là ou tu es il y a de la lumière.Pensées affectueuses à ta famille , tes proches
Joseph
Je souhaite présenter toutes mes sincères condoléances à la famille de M. Brugiere, ainsi qu’à ses ami(e)s.
Merci pour son œuvre au sein de Medecins du Monde.
Marie Pierre Barbier
Michel Brugiere con el cual tuvimos muy buena relación y me acompaño a Ruanda cuando el asesinato de nuestros 3 compañeros. Por favor transmite nuestra condolencia como MdM ES
Ayant rencontré Michel pendant sa retraite dans nos engagements associatifs hors MdM, j’ai découvert un grand homme, plein d’humanité et de générosité, accessible et vif d’esprit. C’était un vrai plaisir et un apprentissage précieux d’échanger avec lui, de croiser nos regards d’humanitaires de différentes générations tout en se retrouvant dans nos engagements et nos parcours MdM. Il va tellement nous manquer, c’est l’une des grandes mémoires de l’association qui nous quitte. Toutes nos pensées à sa famille depuis la Normandie.
Cher Michel.
C’était l’époque d’un Mdm de proximité avec la population : adhérents, militants nous avions la mission de rapporter nos actions humanitaires et diffuser une certaine idée de la vie autour de nous ..Je t ‘ai accueilli à l’ aéroport de Pau car sur invitation de l ‘Ecole de Commerce tu devais présenter aux étudiants, un topo sur le management d’une ONG. Tu n ‘avais rien préparé… mais les idées étaient tellement claires dans ta tête que le débat n ‘en fut que plus passionnant. Les appariteurs de la fac ont du clôturer les échanges en raison de l ‘heure tardive.
Soignant, tu étais et toujours quelques soient tes fonctions dans Mdm. Tu plaçais toujours le soin au centre des programmes sur le terrain ou dans les échanges au siège. Ta dernière fonction Mdm a été de revenir RM au groupe Afrique. Magnifique cycle d’engagement humanitaire. Je te remercie.
Adieu Michel.
Pierre Beze-Beyrie
Bonsoir à tous,
Merci infiniment pour vos messages, qui nous touchent et qui seront avec nous lors des obsèques dans un livret de condoléances.
La cérémonie au Père Lachaise est avant tout pensée pour la famille et les amis proches. Nous vous convions à un temps d’hommage le mardi 9 juin à partir de 18h sur la Péniche Babour, dans le parc de la Villette où vous pourrez apporter vos témoignages, vos souvenirs, vos photos et vidéos.
Continuez à nous écrire via votre journal, c’est si beau de vous lire !
Marie, la fille de Michel.
Michel, si cher Michel
Je t’ai rencontré la première fois, après avoir vu au ministère de la jeunesse et des sports où j’étais conseillère technique de la ministre Bredin
– Catherine Richard venue expliquer son projet de création de la mission banlieue avec des actions de prévention/information santé sexuelle auprès des jeunes des quartiers, et des actions avec les Roms (tu l’as soutenue sans relâche)
– Jean-Pierre Lhomme qui expliquait que des gens de son équipe se faisaient arrêter quasi quotidiennement en distribuant des seringues propres dans le bus à Château Rouge et qu’il ne fallait rien lâcher pour protéger les usagers de drogues du VIH et des hépatites
– les 2 créateurs de 3000 scénarios contre un virus, les médecins Jean-Louis Boujenah et Michel Guilbert, tellement sympas et drôles, avec cette belle idée de faire écrire des scénarios aux jeunes, les réaliser et les passer juste avant le 20h à la télé
Alors je me suis dit que le ministère devait soutenir cette formidable association que je ne connaissais pas avant et je suis allée te voir pour te proposer un financement pour vos actions auprès des jeunes en Yougoslavie…
Je te l’ai souvent dit : pour la 1ère fois de ma vie je voyais des yeux qui pétillaient d’humanité.
Ta collaboratrice B devait m’envoyer un argumentaire pour les 400 000 francs que le ministère pouvait vous donner…
Rien ne vient
J’ai appelé, appelé encore
Et à la fin, un peu furax, je suis revenue te voir et t’ai demandé de m’expliquer par oral ce que vous faisiez car on avait atteint la date limite pour filer la subvention…
Je suis rentrée au ministère et de façon tout à fait illégale, j’ai moi-même rédigé la demande de subvention…
Et tu m’as invitée à participer au comité des missions tous les mardis soir, avenue de la République : j’ai plongé dans l’association…
Là j’ai vu que seule Marielle Moizan comprenait tout et connaissait tous les sujets… j’en ai déduit qu’elle devait être la présidente de MdM et j’ai encore plus aimé cette association de médecins dont la présidente était une toute jeune femme…
On en était loin…
La gauche a été balayée aux élections législatives de 1993, et j’ai perdu mon boulot au ministère le soir même des résultats.
Je suis revenue te voir et t’ai dit ma détermination de travailler pour MdM, à n’importe quel poste, là où je pourrais être utile.
Sans pitié, tu m’as affectée aux « financements long terme » des programmes internationaux et nationaux. Avec un petit dictateur de chef…
Au bout de quelques mois d’efforts pour supporter ses petits harcèlements, je suis arrivée dans ton bureau et t’ai proposé de prendre en main les programmes en France, en te promettant d’en faire une machine de guerre de témoignage, de changement des lois et des pratiques, au service de toutes celles et ceux qui n’avaient pas accès aux soins, un joyau ignoré par l’association qui n’en avait que pour les programmes internationaux.
Je t’ai juste demandé de prendre la décision en moins d’une demi-heure parce que je ne pouvais pas rester plus longtemps avec x et ses constantes remarques débiles et tatillonnes.
Tu m’as regardée avec tes yeux pétillants, droit, avec cette belle confiance et tu m’as dit, « pas besoin d’une demi-heure, c’est OK je vais le lui dire et tu commences tout de suite ».
Grâce à toi et avec toi Michel, j’ai eu la plus belle vie professionnelle dont on puisse rêver, j’étais ton adjointe, la coordination des missions France était lancée, car nous étions bien d’accord : j’ai toujours refusé qu’il y ait une « direction » des missions France, car on ne dirige pas 6000 bénévoles, on s’en inspire, on les soutient pour qu’ils se coordonnent, aient des espaces de réflexion et d’échanges : non les « diriger » n’a pas de sens et tu m’as toujours soutenue dans cette optique.
Au-delà du taf intense et passionnant, tu as offert à ma fille une expérience unique : une randonnée avec un âne près de la Bourboule, avec tes enfants, Marie et Matthieu…
Je te l’ai confiée avec bonheur et elle a adoré ce temps avec vous.
Comment traduire tout ce que tu as apporté à MdM ? tu étais son âme, son engagement, son humanité, son rêve collectif de soulager les douleurs.
Ton éthique, ta droiture, ton amour pour tes enfants et leur mère, la relation d’égal à égal que tu savais créer en 2 secondes, tout directeur général que tu étais, avec les gens dans la rue, les équipes salariées et bénévoles, cet entrain à faire du bien, la beauté de ton regard, j’y reviens encore car on n’a pas toujours cette chance de voir des yeux pétiller d’humanité et tu n’aurais pas dû les fermer car on en a tous besoin, infinita tristezza, tu me manques terriblement
Michel à bientôt
Nathalie simonnot
J’ai appris avec beaucoup de peine le décès de Michel Brugière.
Bien que je ne l’aie pas connu personnellement, son engagement exceptionnel auprès de Médecins du Monde, sa bienveillance envers les équipes et sa fidélité aux valeurs humanitaires laisseront une empreinte durable.
Je vous adresse, à vous et à vos proches, mes plus sincères condoléances.
En tant que bénévole et adhèrent au sein de Médecins du Monde, mission Mayotte, je tiens à saluer l’immense dévouement et l’humanisme de Michel. Son parcours et ses 25 ans d’engagement restent une source d’inspiration au quotidien pour nous tous sur le terrain. Je m’associe sincèrement à votre peine et vous adresse mes plus chaleureuses pensées dans cette douloureuse épreuve.
MOUSSA Fadali
Cher Michel ,
Te souviens tu quand nous sommes allés manger ensemble une raclette sans pommes de terre en 1991 chez l ethnolgue Boris Chichlo.
Ça nous ouvert pour 15 ans les portes de l artique siberien .
Te souviens tu du comité des missions du mardi soir que tu animais avenue de la republique,
Comité porte ouverte où,qui que l ‘on soit,on pouvait participer,sans autre légitimité.
Cette liberté existait parce qu au final ta parole tranchait.
Nous avions cette liberté car ton charisme permettait de clore un débat et de décider.
C est cette bienveillance ,matinée d une fausse sévérité ,appuyée d un sourcil froncé,qui nous a aidé à avancer collectivement.
Ton regard sur ce que nous sommes va nous manquer.
Affectueusement.
Patrick David
C’est une des premières personnes que j’ai rencontré lorsque je suis arrivé à Médecins du Monde en juin 1992 lorsque l’association était encore à République. Michel prenait le temps de parler avec toutes les personnes quelque soient leurs statut ou fonction, il était ouvert et bienveillant. Je me souviens qu’il avait été très touché par les situations en Bosnie mais plus encore au Rwanda, ce qui ne l’empêchait pas de raconter (très souvent) ses expériences au Mali. Je suis peiné de sa disparation et j’adresse tout mon soutien et mes condoléances à sa famille.
Adieu Michel